Prix de France 2026 : Iroise de la Noé, une revanche éclatante !
09/02/2026
C’est ce qu’on appelle remettre les pendules à l’heure. Quinze jours après avoir joué de malchance en s'élançant au galop dans le Prix d’Amérique Legend Race, Iroise de la Noé a offert une réponse cinglante sur la cendrée de Vincennes. La championne de la famille Levesque s’adjuge avec brio le Prix de France, faisant fi de son numéro 10 en seconde ligne derrière l’autostart et des doutes émis sur ses aptitudes au parcours de vitesse des 2100 mètres.
Le « film » de la course :
Venue relayer les animateurs dans la montée, la fille de Tornado Bello a ensuite contrôlé les opérations avec autorité, imprimant un rythme sélectif (1'09"40) qui a mis au supplice le peloton. Dans la phase finale, Iroise de la Noé s'est montrée intraitable, repoussant avec assurance l'attaque du tenant du titre, Go On Boy. Ce dernier, contraint de voyager un moment en épaisseur, nez au vent, n'a pas démérité et conserve une méritoire deuxième place, prouvant sa régularité au plus haut niveau international. Francesco Zet, longtemps piégé au sein du peloton, le champion suédois a fini en trombe pour subtiliser la troisième marche du podium à l'animateur de la première heure, Epic Kronos, qui a légèrement coincé pour finir. Iguski Sautonne, courageux en diable après un parcours ingrat, complète la bonne combinaison de ce Prix de France, marquée par la faute regrettable de Josh Power à mi-ligne droite alors qu'il luttait pour les accessits.
Une « tueuse » sur la trace des légendes
Le chrono affiché au passage du poteau de 1'09''4 en dit long sur la performance. La fille de Tornado Bello égale ainsi le record de l'épreuve (détenu par Idao de Tillard) et pulvérise son record personnel. Thomas Levesque, son entraîneur-driver, n'a pas caché son émotion après la course, passant de la désillusion de l'Amérique au triomphe absolu. « C’est énorme. Elle a prouvé sa valeur... Une fois qu’elle est dans son train, c’est une vraie tueuse », a déclaré Thomas Levesque.
Cette victoire s'inscrit dans la grande histoire du trot français. C'est le troisième succès de la casaque Levesque dans ce Groupe I, après Hadol du Vivier (1979) et Masina (1962), dont Iroise est une lointaine descendante. La génétique a parlé avec du sang de Jamin (triple vainqueur de l’épreuve) et de Jag de Bellouet dans les veines, la jument avait la vitesse dans la peau. Concernant l'avenir, l'entourage a été clair, l'impasse sera faite sur le Prix de Paris. Après un repos mérité, l'objectif est désormais fixé sur le Prix René Ballière au printemps.
Les battus : Hokkaido Jiel déçoit, Go On Boy vers Cagnes
Si Epic Kronos sauve l'honneur des figurants du Prix d'Amérique, le lauréat de la « Belle », Hokkaido Jiel, n'a pu faire mieux que huitième, son entraîneur Jean-Luc Dersoir évoquant une récupération incomplète. Du côté des placés, Romain Derieux se satisfait de la performance de Go On Boy, ferré pour l'occasion, et confirme sa probable participation au Grand Critérium de Vitesse de la Côte d’Azur.